Le 3 avril, un courrier écrit par 12 parlementaires alsaciens et destiné au ministre de la santé et des solidarités ne fait que démontrer encore une fois à quel point le centralisme parisien est nuisible à la France et est responsable du chaos actuel. La mise à disposition du traitement est une obligation du système de santé, quant aux médecins, 10 ans d’études après qu’on leur ait donné leur Baccalauréat, leur permet de juger si un traitement paraît efficace.


Monsieur le Ministre,

L’Alsace paye actuellement un lourd tribut à la pandémie du coronavirus. Nous enregistrons dans les départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin plus de 700  morts pour cause de Covid-19. Nous remercions l’engagement de l’État pour l’aide apportée à nos malades. Les médecins de nos territoires nous font remonter les résultats empiriques du traitement à l’hydroxychloroquine en bithérapie avec l’azithromycine (voire mieux, en trithérapie avec un complément de zinc) qui semble donner des résultats positifs. Notre territoire est le plus touché de France, avec probablement 15 jours d’avance sur la situation que connaît le reste du pays. Dans 15 jours nous aurons les résultats des premières recherches. Mais cette attente devient insupportable pour les Alsaciens. Nous vous demandons instamment de délivrer pour nos deux départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, à titre expérimental une ATU (Autorisation Temporaire d’Utilisation) pour l’hydroxychloroquine, l’azithromycine et le zinc, parmi d’autres antiviraux, dans l’indication de traitement ambulatoire et précoce du Covid-19. Il faut laisser à nos médecins la liberté de prescrire ces traitements en âme et conscience. Nous comptons sur votre diligence et votre compréhension.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

Jacques Cattin ; Laurent Furst ; Patrick Hetzel ; Frédéric Reiss ; Eric Straumann ; Raphaël Schellenberger, députés du Haut-Rhin et du Bas-Rhin ; René Danesi ; Guy-Domnique Kennel ; André Reichardt ; Catherine Troendlé ; Esther Sittler, sénateurs du Haut-Rhin et du Bas Rhin ; Anne Sander, députée européenne.

Rédigé par Eric Straumann

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